L'atelier des antiques du Louvre. 1793-1840.
RÉMOND Emmanuel.

L'atelier des antiques du Louvre. 1793-1840.

Mare & Martin
Regular price €52,00 €0,00 Unit price per
N° d'inventaire 36313
Format 16 x 24
Détails 822 p., broché
Publication Paris, 2026
Etat Neuf
ISBN 9782362221354

Au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, l'arrivée massive de sculptures antiques, conséquence des saisies révolutionnaires puis napoléoniennes, donne à Paris, après Rome, le rôle de « seconde capitale des restaurateurs ». En retraçant l'évolution de la figure du sculpteur- restaurateur, à une période charnière marquée par la création des premiers musées modernes, l'auteur analyse comment cette activité des sculpteurs, longtemps marginale, se professionnalisa au milieu du XVIIIe siècle, conférant au restaurateur un prestige nouveau auprès de savants et d'antiquaires, dont Johann Joachim Winckelmann ou Ennio Quirino Visconti. À travers le parcours de Bernard Lange (Toulouse, 1754 - Paris, 1839), formé auprès de Carlo Albacini (Fabriano, 1734 - Rome, 1813), et en s'appuyant sur un corpus fourni d'archives souvent inédites, ces micro-histoires des restaurations, replacées dans un contexte plus large, révèlent les transferts de savoirs entre l'Italie et la France, à une époque où s'imposait le goût néoclassique, premier mouvement artistique véritablement européen.

Au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, l'arrivée massive de sculptures antiques, conséquence des saisies révolutionnaires puis napoléoniennes, donne à Paris, après Rome, le rôle de « seconde capitale des restaurateurs ». En retraçant l'évolution de la figure du sculpteur- restaurateur, à une période charnière marquée par la création des premiers musées modernes, l'auteur analyse comment cette activité des sculpteurs, longtemps marginale, se professionnalisa au milieu du XVIIIe siècle, conférant au restaurateur un prestige nouveau auprès de savants et d'antiquaires, dont Johann Joachim Winckelmann ou Ennio Quirino Visconti. À travers le parcours de Bernard Lange (Toulouse, 1754 - Paris, 1839), formé auprès de Carlo Albacini (Fabriano, 1734 - Rome, 1813), et en s'appuyant sur un corpus fourni d'archives souvent inédites, ces micro-histoires des restaurations, replacées dans un contexte plus large, révèlent les transferts de savoirs entre l'Italie et la France, à une époque où s'imposait le goût néoclassique, premier mouvement artistique véritablement européen.